Tchad: la police a dispersé des manifestations sporadiques à N'Djamena

La police nationale a fait usage de gaz lacrymogène mardi pour disperser la marche pour la dignité à N'Djamena, qui a pu rassembler quelques manifestants dans les rues.



La police nationale a fait usage de gaz lacrymogène mardi pour disperser la marche pour la dignité à N'Djamena, qui a pu rassembler quelques manifestants dans les rues.

Le Canton Sadanan par Koumogo dans le Moyen Chari est à feu et à sang. Un conflit intercommunautaire fait une dizaine de morts et plusieurs blessés graves. Et ce, depuis ce 09 février 2022, la tension monte d’un cran.

Le ministère de la Sécurité publique et de l'Immigration a indiqué vendredi 11 février dans un communiqué qu'un individu mal intentionné a tenté de porter atteinte à l'intégrité physique du ministre de la Sécurité publique et de l'immigration Souleyman Abakar Adam, la veille aux environs de 14 heures à une place mortuaire à N'Djamena.

Au moins 12 personnes ont été tuées mercredi dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs dans le sud du Tchad, pays où ces conflits intercommunautaires liés à la possession et l'utilisation des terres sont fréquents.

Accusé de coupeur de route par les forces de l’ordre camerounaises et détenu arbitrairement dans une geôle discrète depuis 35, le commerçant de bétail Sakine Zakaria Adjidei a besoin d’une procédure judiciaire, se lamente le porte-parole d’Actions Citoyennes pour la libération de ce dernier, Jean Bosco Manga lors d’un point de presse fait le samedi 5 février 2022 à la Maison des Medias du Tchad. Le récit.

La revue mensuelle d’analyse et d’informations générales Tchad/Culture a lancé officiellement sa plateforme numérique ce mardi 1er février 2022 dans la salle multimédia du Cefod.
Par un point de presse fait le dans les locaux de l’Ordre des Avocats du Tchad, le président du Conseil de l’Ordre, Me Djerandi Laguerre Dionro a décrié samedi entre les menaces des droits de l’homme au Tchad, la situation alarmante qui prévaut dans la province d’Ouaddaï et l’usurpation de titre des certaines autorités traditionnelles.
« Certains citoyens éprouvent un plaisir à infliger des tortures et actes cruels ; inhumains et dégradants à leurs semblables au mépris du caractère sacré à la vie humaine, de l’égalité de tous en droit, devoirs et dignité puis des principes de la vie en société résultant du contrat social », affirme Me Djerandi Laguerre Dionro lors de sa communication. Il a souligné que ces individus à l’instinct animalier, marqués par le goût immodéré d’une vie dans laquelle où l’homme serait ou que les plus forts pourraient avoir un droit de vie et de mort sur les plus faibles.
Me Me Djerandi Laguerre Dionro déplore que ces malfaiteurs qui expriment leur joie de torture et de soumettre leurs semblables à des traitements inhumains en filmant leurs forfaitures pour réaliser des vidéos et les partager sur les réseaux sociaux. Il estime que ces actes qui relèvent de la barbarie constituent de graves entorses à l’Etat de droit. « Il est de la responsabilité de l’Etat à travers ses institutions de mettre tout en œuvre pour identifier et traduire en justice ces malfaiteurs afin qu’ils subissent la rigueur de la loi.
S’agissant de la situation malheureuse qui prévaut à Abéché dans la province d’Ouaddaï, le barreau du Tchad se dit extrêmement préoccupée par la violence exercée par les forces de sécurité sur les populations civiles. Il indique que les images et des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrent les actes inadmissibles des forces de sécurité qui se comportent comme au champ de bataille avec des populations civiles qu’elles doit en principe sécuriser, protéger et encadrer lors des manifestations pacifiques. « Le barreau du Tchad rappelle au gouvernement que l’ordre et la sécurité publiques ne sauraient justifier des violations flagrantes des droits de l’homme. Il exige qu’une enquête sérieuse et indépendante soit menée pour que les membres des forces de sécurité impliqués dans cette affaire soient traduits devant les juridictions», recommande-t-il.
Il a abordé en dernière position, l’épineuse question d’usurpateurs ou d’abus de fonction de certaines autorités coutumières et traditionnelles telles que les sultans qui s’accaparent du pouvoir de légiférer en même temps que celui de juger et d’exercer les décisions.Et pourtant, le Premier ministre de Transition a rappelé par une note circulaire le 7 janvier 2022 que « les autorités traditionnelles et coutumières ne doivent en aucun cas empiéter sur les attributions pénales exclusivement dévolues aux autorités judiciaires ».