5e plénum du 20e Comité central du PCC - Gouverner au service du développement

(Note de l'éditeur : Cet article représente le point de vue de l'auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)
La cinquième session plénière du 20e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) s'est tenue du 26 au 29 octobre 2026 à Beijing. Ce rendez-vous crucial du PCC s'est intéressé aux préoccupations inhérentes à la promotion d'une application intégrale d'une discipline rigoureuse dans les rangs du Parti, au raffermissement des convictions idéologiques en lien avec les théories innovantes du Parti et à la promotion d'un écosystème politique au sein du PCC orienté sur les priorités du peuple. Le mot d'ordre de cette importante rencontre se rapporte à comment la gouvernance du PCC puisse être au service du développement de la Chine et du bien-être du peuple chinois.
Parti centenaire, le PCC, depuis sa création en 1921, s'est fixé pour idéal d'œuvrer à la grandeur de la nation chinoise. Une ambition aussi noble ne peut être soutenue que par une institution qui incarne une discipline à toute épreuve. Dans la continuité de la construction du renouveau de la nation, le PCC s'est toujours évertué à imprimer une autogouvernance interne, gage de réussite de tout projet de société, et à être en phase avec les impératifs du moment. Au fil de son histoire, le PCC s'est appliqué à mettre en place de nouvelles réformes pour non seulement faire avancer la gouvernance du Parti, mais aussi pour renforcer l'exemplarité de ses membres, leaders et membres y compris. La présente session plénière du 20e Comité central du PCC s’est inscrite dans cette démarche de faire du Parti l'ossature disciplinaire qui porte les idéaux relatifs au développement de la nation chinoise.
L'auto-révolution du Parti a, par exemple, permis de lutter efficacement contre la corruption au cours de ces dix dernières années en Chine. Des leaders politiques qui se distinguent par une conduite irréprochable sont les premiers remparts contre un fléau comme la corruption. En se posant comme porte-étendard d'une gouvernance vertueuse, le PCC a su implémenter des réformes rigoureuses afin de poser des balises contre les ravages de la corruption. Convaincus qu'un leadership exemplaire est l'alternative crédible pour mieux porter les initiatives de développement, les premiers responsables du PCC continuent de consolider les acquis d'une autogouvernance au service de l'intérêt général. La cause première du PCC, c'est de servir en priorité les intérêts du peuple chinois et cet idéal doit être la boussole pour chaque leader et membre du Parti.
L'engagement a été pris, une fois de plus, au cours de ce 5ᵉ plénum, pour poursuivre la lutte acharnée contre la corruption. « Chacun de nous doit se pénétrer de l'idée que le Parti n'a aucun intérêt égoïste, qu'il ne défend que l'intérêt de la classe ouvrière et des masses populaires, et que la corruption et le Parti sont antithétiques. Nous devons suivre inébranlablement une voie de lutte anticorruption à la chinoise : il s'agit de renforcer la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti, de privilégier les mesures qui s'attaquent tant aux symptômes qu'aux causes, d'adopter une approche systémique, d'imposer des sanctions sévères, de mener des actions ciblées, de prévenir efficacement et de traiter le tout », mentionne le communiqué final du 5ᵉ plénum.
Un leadership de qualité est celui qui se traduit de manière concrète dans la transformation qualitative du pays et du peuple. Au moment où la Chine est en train de mettre en œuvre le 15e Plan quinquennal pour le développement économique et social national, il importe de dynamiser les codes de bonne conduite au sein du PCC pour être en phase avec les objectifs dudit plan. Au-delà des objectifs nationaux, il faut prendre en compte aussi les incertitudes qui étreignent le monde entier pour avoir une conscience claire des enjeux globaux de la planète. De ce fait, il importe de se doter des compétences aussi bien en matière de discipline que sur le plan intellectuel afin de répondre efficacement aux défis présents et futurs.
La durabilité du soutien populaire tient aussi à la redevabilité et au sens de la responsabilité des dirigeants.Le respect du contrat social suppose que les dirigeants soient exclusivement au service du bien-être du peuple. En axant ses journées de réflexion sur la gouvernance interne du parti, le PCC prend le pari de renouveler ses engagements vis-à-vis du peuple chinois, d'être au service du bien commun. En clair, la gouvernance solide du PCC réside dans un soutien et une adhésion constants du peuple. Et cela n'est viable que dans un processus où l'exemplarité des leaders est une constante qui se vérifie au quotidien. C'est pourquoi, aussi bien les leaders que les membres du parti ont été invités à travailler à l'amélioration d'un système unifié et coordonné où chacun assume ses responsabilités, à l'optimisation du système d'évaluation afin de vérifier comment chacun s'acquitte de ses tâches et à « poursuivre avec la plus grande rigueur tout manquement et toute faute grave ».
Au moment où la gouvernance mondiale est mise à rude épreuve, l'expérience du PCC, qui a su incarner pendant plus d'un siècle le rêve du renouveau de la nation chinoise et implémenter un développement sans précédent, mérite une attention au-delà de la Chine. Les conclusions de la cinquième session plénière du 20ᵉ Comité central du PCC, au-delà des priorités nationales, ont encouragé l'élargissement de l'ouverture. Elles offrent également une source d'inspiration pour d'autres formations politiques ailleurs dans le monde qui aspirent à implémenter une gouvernance de qualité.
(Photo : VCG)



