Avec « Soumsoum, la nuit des astres », le cinéaste Mahamat-Saleh Haroun conte une fable libératrice dans le nord-est du Tchad
Dans un décor à couper le souffle, le plateau de l’Ennedi, fait de montagnes et de canyons, le réalisateur suit la trajectoire d’une jeune fille méprisée par sa communauté.
D’un village, contaminé par le repli sur soi, aux grands espaces du plateau de l’Ennedi, dans le nord-est du Tchad, le nouveau long-métrage du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, Soumsoum, la nuit des astres, est empreint d’une grande poésie, quitte à être parfois submergé par son message humaniste et son esthétique un peu lisse.
Dans Soumsoum…, le réalisateur s’est notamment inspiré de récits de son enfance pour inventer une fable teintée de fantastique. L’adolescente Kellou (Maïmouna Miawana) a sans doute tout pour être heureuse.
Elle est amoureuse de Baba (Christ Assidjim Mbaihornom), l’emmène se baigner dans un endroit secret, et son père (Eriq Ebouaney) semble être le plus compréhensif des hommes. Pourtant, la joie de la jeune fille est ternie par les sombres visions qui l’assaillent.



